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Pout tous les visiteurs fidèles de notre site MSPRODS.org et amateurs du monde
minier, voici le prologue et un extrait du premier chapitre de mon prochain roman intitulé "la veine noire". la première partie qui fait déjà 120 pages est finie mais hélas ma
profession me bouffe et je n'ai donc pas assez de temps pour en écrire la suite pour l'instant. Mais je vous mets le début pour avoir votre avis. Peut-être en devoilerais-je plus au fil
des jours tout en gardant la confidentialité de mise dans le milieu. Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter.... Pat RB |
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Prologue
Le son strident de la sirène vient à peine de retentir. L’écho se répercute comme un ricochet sur les parois humides de la galerie plongée dans une quasi-obscurité. C’est la pause repas de la mi-journée qui va commencer, le bruit assourdissant des pioches et des pelles se meurt progressivement dans le lointain des entrailles de la Terre. Dans la partie la plus avancée de la galerie, à plusieurs centaines de mètres de la dernière zone d’extraction, trois hommes lèvent la tête. — Capo, è ora de manggiare, il briquet ! Eh chef, c’est l’heure de la pause repas, le briquet ! on arrête ? Demande Guiseppe Del Angelo, l’Italien originaire de Rome à son contremaître. — J’aimerais bien que l’on finisse d’étayer le passage, car j’ai pas confiance, la roche est poreuse ici et les infiltrations sont nombreuses. Je ne voudrais pas recevoir le toit sur la tête en plein repas. On mangera un peu plus tard, ok ? — Ok, andiamo ! — Andreï, le troisième ouvrier, oscille de la tête. Venant de Russie, il n’est pas homme à parler pour ne rien dire ! Le contremaître-géologue repart vers le bout du goulot. C’est un homme grand et ossu comme beaucoup de ses camarades. Ses muscles sont saillants, sa peau est noire de poussière et couverte de cicatrices, souvenir de longues années de rude travail au « fond du trou » comme ils disent. Armé de son pic où il est en train de sonder les murs et le sol, à la recherche de la bonne direction, de la bonne veine. Il examine les différentes strates qui composent les parois. Il connaît son sujet, il sait, il sent la pierre. En fait, depuis quatre jours ils ont foré un boyau perpendiculaire à la galerie principale à la recherche d’un nouveau filon. Long d’une dizaine de mètres, à peine assez haute pour se tenir courbé, la chaleur à l’intérieur est intolérable, mais la matière plutôt poreuse des murs laisse présager de bonnes surprises à l’arrivée. Guiseppe et Andreï sont restés à l’entrée du conduit pour étayer le plus rapidement possible le toit qui tend à s’affaisser. Ils utilisent les poutres d’acacia que le jeune galibot vient de leur amener sur sa berline, le wagonnet typique des mines. Sans s’en rendre compte, le contremaître frappe en cadence avec ses collègues qui s’acharnent à dresser les poutres et les arc-bouter au maximum pour soutenir la charge. Soudain, quelque chose passe entre ses jambes. Croyant à un rat il se retourne prestement, mais dans la faible lueur de sa lampe de sécurité Davy, du nom de son inventeur anglais, il aperçoit Bastet, la petite chatte toute noire qu’il a appelée ainsi en hommage à la déesse égyptienne à tête de chat. La voyant s’approcher rapidement, il l’appelle.
— Bastet, allez Bastet vient là. Instinctivement, ce nom si particulier lui fait penser à son père, Jean. Celui-ci étant l’instituteur du village, il avait eu la chance incroyable de recevoir une éducation de bonne tenue et surtout Jean lui avait appris à lire très tôt. C’était un avantage important dans les campagnes environnantes ou tout le monde était plus ou moins illettré. A sept ans, il savait déjà lire. C’est la raison pour laquelle il avait gravi si vite les échelons du métier de mineur au grand dam de son père qui aurait préféré le voir partir faire des études supérieures. Après son certificat d’études et le lycée, l’école polytechnique et l’école des mines lui ouvraient les bras, mais lui aimait trop cette terre, il aimait fouiller, il se sentait l’âme d’un chercheur de trésor. La nuit, loin du monde si rude de la mine, il rêvait de grandes découvertes, de se voir arpenter les terres d’Egypte à la recherche d’une tombe inviolée. Ces rêves et la passion des pierres l’avaient poussé à devenir un géologue maison renommé. En fait, son père avait un ami commun avec Jean-François Champollion, l’Egyptologue originaire comme lui, de Figeac, petite bourgade du lot situé à une quarantaine de kilomètres de Decazeville. Il se rappelait encore le jour où, pour ses 16ans, son père lui avait offert un livre de Mr Champollion. C’était une superbe copie d’un manuscrit écrit de la main propre du maître des hiéroglyphes et publié juste après sa mort sous le nom de « grammaire égyptienne ». Nul doute que ce cadeau avait conditionné sa vie jusqu’à ce jour et continuera à le faire rêver pour bien des années encore. Raymond s’était passionné pour l’Egyptologie et pour la géologie. Il avait beaucoup lu. Il avait dévoré la bibliothèque de son père et avait bien souvent fait du troc pour récupérer des livres sur Champollion et sur l’Egypte en général, mais aussi sur la géologie, cette science relativement moderne. Il avait même acheté le livre « voyages géologiques » du Suisse Jean André Deluc qui arpenta toute l’Europe pour ses recherches. Il adorait s’instruire. Revenant à la réalité, dans la chaleur de son conduit si sombre, il observe la chatte qui semble comme perdue. Il se doute qu’elle a entendu la sirène et qu’étant pratiquement à demeure au fond de la mine, elle sait que l’heure du repas approche. Malgré les frêles rations qui remplissent les besaces, elle aura peut-être la chance de recevoir un bout de poisson séché ou un croûton de vieux pain. Le géomètre aime bien cette chatte, elle met un peu de joie dans le grand couloir noir, aussi, il s’approche aussitôt pour la caresser. Mais étrangement, elle reste tassée contre le fond du boyau et commence à griffer le mur en miaulant d’une manière hystérique, cherchant à grimper le plus haut possible. Elle semble prise de terreur. Ses miaulements ont quelque chose de terrifiant comme les cris d’un bébé qui hurle. Le contremaître que les années ont doté d’une grande expérience, sent monter en lui un sentiment de panique. Il se retourne brusquement pour appeler les ouvriers, les prévenir que quelque chose ne tourne pas rond, et soudain la terre se met à trembler, il entend au loin, à des kilomètres, le bruit assourdissant d’une explosion. Un bruit de tonnerre terrible amplifié par cette caisse de résonance naturelle que forme la galerie. Il lui semble que le son se rapproche à la vitesse d’un cheval au gallot. Malgré le vacarme, les tressaillements du sol, les cailloux qui commencent à se détacher du toit et viennent rebondir sur son casque, il essaie de réfléchir, de trouver une solution. Le temps semble suspendu pendant quelques secondes, la flamme de sa lampe oscille de gauche à droite créant des formes fantomatiques et effrayantes sur les murs. Et soudain, le souffle le projette contre le mur du fond, la lampe balayée, lui a glissé des mains et sous le choc, s’est éteinte. C’est le noir complet, il crie autant que ses poumons silicosés le lui permettent. Il sait pertinemment que cela ne sert à rien, qu’après le souffle viendra l’énorme boule de feu qui le carbonisera à jamais. Il relève la tête en direction de ses camarades comme à la recherche d’un regard de compassion, d’amitié, mais il ne voit rien dans le noir. Même s’ils sont en poste avancé, à des kilomètres de l’explosion, il semble apercevoir des traces de rouge, des fumées étincelantes dont les teintes deviennent plus vives. C’est le retour de flamme qui arrive. Baissant la tête entre ses genoux comme pour se protéger, il repasse le film de sa vie, il revoie sa famille, ses amis, il sait que tout est fini. Prêt à mourir, il relève une fois de plus la tête pour affronter en homme, en fier mineur, le serpent de feu qui vient chercher son quota de mort. Mais sa vue se brouille vite, les poussières viennent brûler ses yeux. Dans la quasi-obscurité de son trou, il est seul, il ne voit plus ses collègues. Pourquoi, se demande-t-il ? Tentant de se relever pour s’approcher, il tombe de nouveau en s’écorchant les genoux sur les blocs de roche qui encombrent maintenant tout le sol de ce conduit mortuaire. Mais est-ce ses yeux irrités qui faussent la vision d’horreur qu’il perçoit ? La lueur rouge devient plus intense, mais progressivement disparaît au milieu de la poussière. Que se passe-t-il ? Et là, il commence à comprendre. Suite à l’explosion, l’onde de choc a provoqué des éboulements dans toute la galerie. L’entrée de son boyau perpendiculaire à la galerie principale est en train de s’affaisser. Les pauvres hommes ont dû recevoir les poutres et en suivant tout le toit sur eux. L’analyse de sa situation est rapide dans sa tête. Soit, le souffle de feu trouve un passage à travers l’éboulement et va venir le pulvériser contre le fond de son conduit, soit, il continu sa route, ce qui voudra dire qu’il est vraiment emmuré et prisonnier dans son boyau. Il se recroqueville par terre, prêt à mourir, quand au-dessus de sa tête un bruit sec surpasse le tumulte alentour. Il lève les yeux et crie…
PREMIERE PARTIE
Au bord du gouffre, seul l’amour de la famille est source de courage...
Il est onze heures trente lorsque Honorine Pleinecassagne se rend au lavoir communal. En cette veille de Noël 1868, l’air est vraiment glacial sur le bassin minier de Decazeville en Aveyron. Malgré les trois couches de laine qui la protège des morsures du froid, malgré son épaisse robe qu’elle s’est cousue elle-même pendant les veillées au coin du feu, ses membres fatigués par le travail quotidien la font souffrir. Pourtant, elle ne se plaint pas de cette vie laborieuse de femme de mineur. Au contraire, elle est fière d’arriver à s’occuper de sa petite famille, et ce, malgré ses maigres moyens, car pour finir le mois avec la seule paye de son mari, il faut faire preuve de trésors d’ingéniosité. Aussi pour améliorer les fins de moi, elle travaille parfois à la tâche pour la mine. Elle fait des remplacements comme ils disent quand des femmes sont malades, un jour au tri du charbon, un autre au criblage et parfois même elle est rouleuse, elle pousse les berlines, ces wagons de bois et de fers que les machineurs extraient des cages d'ascenseurs. Mais elle ne travaille jamais au fond. Raymond son mari est formellement contre et ce même si le travail au fond est trois fois plus payé. Il ne veut pas qu'elle risque sa vie pour quelques sous de plus. Comme la plupart de ses amies, elle s’est mariée très jeune, à peine sortie de l’adolescence, ses dix-huit ans tout juste révolus. En ce jour de décembre si froid, son panier d’osier, rempli des affaires sales de son petit monde sous le bras, elle se rappelle cette journée de fête, il y a tout juste dix ans. C’était une belle journée de fin septembre, Raymond, son futur mari, était un jeune homme brillant, grand, élancé tout en étant costaud. Il avait de beaux cheveux châtain foncé qu’il ramenait en arrière avec de la brillantine. Ses yeux couleur noisette l’avaient transpercé un soir de sainte-barbe au bal du village. Ce premier regard, ce premier sourire qui allaient changer le cours de sa jeune vie, elle ne pourrait jamais l’oublier. Elle le connaissait de renom, car il était le fils de l’instituteur, celui qui, par amour du pays, avait refusé de partir étudier dans la grande et prestigieuse école des mines de Paris. Il était venu la chercher pour danser, l’air penaud, tout timide. Bien sûr, elle avait feint de lui refuser cette première danse, mais très vite son cœur avait pris le dessus et elle avait accepté cette invitation pour la valse. Guidée d’une main ferme, encerclée de ces bras robustes, emportée par l’ivresse de ces tours de piste lui faisant tourner la tête, le premier doute s’était bien vite estompé et succombant au doux son de la vielle et de l’accordéon elle avait compris qu’elle allait passer le reste de sa vie à ses côtés. Malgré la rudesse de son quotidien, elle estimait avoir été gâtée par la vie. Bien sûr, elle avait fait plusieurs fausses couches. Bien sûr, le premier bébé avait succombé à une maladie infantile avant ses un an. Mais ils avaient persévéré, car pour eux la famille était la chose la plus importante au monde. Et finalement, ils avaient eu deux beaux enfants, Emile puis deux ans après René qui grandissaient très vite et remplissaient la maison familiale de leurs cris. Ils ne perdaient pas une occasion de faire bêtises sur bêtises. Ils auraient pu avoir une famille nombreuse de douze ou quatorze enfants comme la majorité des habitants de la région, mais le sort en avait décidé autrement. En effet lors de l’accouchement de leur dernier enfant qui devait être leur première fille, des complications sérieuses avaient mis en danger la vie d’Honorine. N’ayant pas les moyens de se payer les services d’un docteur, la sage-femme qui était venue l’aider à accoucher avait dû stopper avec ses outils rudimentaires une hémorragie dévastatrice. La petite n’avait pas survécu à ce coup du sort et Honorine ne devait d’être en vie qu’au sang-froid dont la sage-femme avait fait preuve face à ce flot meurtrier. L’utérus ayant souffert irréversiblement de l’intervention, Honorine avait appris à son réveil la douloureuse nouvelle : elle ne pourrait plus enfanter. Ce faisant une raison, elle avait reporté tout son amour sur ses deux marmots et priait chaque matin pour qu’aucune maladie sérieuse ne vienne troubler leur bonheur. Les deux garnements lui rendaient bien son amour, en la couvrant de baisers, de dessins et en l’aidant autant que possible aux taches ménagères voire même en s’occupant des bêtes qu’ils élevaient à l’arrière de la maison. Ce jeudi 24 décembre était assurément un jour spécial pour Honorine, car pour la première fois depuis des années, elle avait réussi à économiser durant les six derniers mois les quelques pièces qui lui permettraient d’offrir à ses enfants le prix du billet de train pour aller passer une semaine chez sa sœur qui s’était mariée à un marin-pécheur et habitait au bord de l’océan près d’Arcachon. Elle s’était également entendue avec son frère Léon qui travaillait lui aussi à la mine, mais en extérieur, suite à un accident qui l’avait sérieusement blessé. Ebéniste de formation, il avait eu la chance de retrouver un emploi de raccommodeur. Il s’occupait de réparer toutes les pièces en bois pour la société des mines. Il lui avait promis de fabriquer pour ses neveux, un petit train en bois et un « caretou » sorte de petites voitures en bois dans lesquelles les enfants dévalaient les pentes escarpées du village. En rentrant du lavoir, elle irait tuer une des poules qu’ils élevaient avec quelques lapins et bien sûr le cochon qu’ils engraissaient de châtaignes et de pain durant toute l’année. Elle préparerait la farce que tout le monde aimait tant, à base de pain rassis, d’œufs, d’un reste de saucisse et d’un peu de verdure : du persil et de la salade. En rentrant, les enfants l’aideraient sûrement, car ils adoraient malaxer le « farci » de leurs mains. Revenant à la réalité, elle se rend compte que depuis ce matin quelque chose ne va pas, elle ressent comme un nœud au fond de son estomac. Habituellement la veille de Noël, elle est toujours d’humeur joyeuse, mais depuis le lever du jour, elle a comme un pressentiment qui ne cesse de la harceler, ce sixième sens féminin qui l’avertit que quelque chose de grave c’est passé ou va se passer. N’ayant pas de moyen de communication élaboré, il se pourrait qu’il soit arrivé malheur à quelqu’un de sa famille qui habite dans un village éloigné. Elle a toujours ressenti des sortes de prémonitions et elle s’est rarement trompée. Elle se rappelle la mort de son père l’année dernière. Elle n’était pas bien depuis la veille, angoissée, tendue. Son père qui souffrait de la silicose était alité avec une mauvaise grippe. Au matin, il ne s’était pas réveillé quand sa femme était venue lui donner ses tisanes et prodiguer les soins. Le temps que l’on envoie quelqu’un la prévenir à cheval, depuis son village natal à Saint-Côme-d’Olt situé à plus soixante kilomètres du Bassin minier, la journée était finie. Elle était repartie au matin avec le coursier pour aider sa mère aux préparatifs de la veillée et de l’enterrement. Au souvenir de cette triste journée, des frissons la parcourent. Essuyant une larme qui roule sur sa joue, elle lève la tête pour s’apercevoir qu’elle arrive en vue du lavoir. Prises dans ses rêveries, elle n’a pas vu passer les trois kilomètres qui la séparent de leur maison. Tant mieux se dit-elle . Trois autres femmes sont en train de laver des draps. Le blanc immaculé du coton tressé semble s’illuminer sous le soleil de la mi-journée. Le contraste est saisissant avec l’environnement noir du pays que la poussière de charbon recouvre un peu plus chaque jour. Ca sent bon le savon de Marseille et malgré la morsure de l’eau gelée dans laquelle les femmes trempent leurs mains, celles-ci, à l’aube de se retrouver en famille pour fêter Noël, entonnent un chant de circonstance pour se donner du courage. Honorine s’installe devant un bac de pierre libre remplie de l’eau claire et cristalline d’une source proche. Profitant que la chanson arrive à son terme, elle dit bonjour aux autres dames qu’elle reconnaît. Le lavoir était le lieu de rencontre, de discussions et parfois de commérages ou toutes les histoires du village étaient étalées sans grande retenue. Aussi Honorine grimaçant en plongeant ses habits dans l’eau glacée, se joint à la discussion, qui ce jour, concernait l’hypothétique sujet du sermon que le prêtre allait faire pour la messe de minuit. Les pronostics allaient grand train quand la sirène de la mine retentit. Les quatre femmes arrêtent aussitôt d’essorer leurs draps et levant la tête, se regardent. Leurs regards pleins d’angoisse se croisent, Honorine oscille de la tête en signe de oui. Sa voisine de gauche, les larmes aux yeux, fait de même, ainsi que la troisième. La dernière, à sa droite fait non de la tête. — non, le mien est malade, il n’a pas pu descendre ce matin ! — allez-y, courrez au bureau de la mine, je m’occupe de ramener vos affaires. Vite, partez voir ce qui se passe. La remerciant d’un signe de tête, les trois femmes se prenant par la main pour se donner du courage, s’élancent en toute hâte. On dirait que le temps s’est arrêté, il n’y a plus un bruit, les oiseaux se sont dispersés au loin, seule la troisième et dernière sonnerie de la sirène semble couvrir le chuchotement des prières que les trois pauvres femmes égrènent en descendant vers le bas de la vallée ou un nuage de fumée, tel un signe de mauvais présage, s’élève vers le ciel.
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