|
Fils de mineurs
(G#m, E, B, F#; G#m, E, C#m, F#; D#m, D, B#m, E; C#m, F#m,
D, E)
Mineur, nous sommes fils de mineur, père, nous sommes fiers de toi,
Accepte ces mots
en ton honneur, toi qui a connu le noir et le froid,
En ces temps là,
vous étiez tous unis, vers les bourreaux vous vous êtes jettés,
Pour que nous
ayons une autre vie, que celle d'esclave qu'on vous imposait.
D'une grande
famille, tu étais l'aîné, et à quatorze ans, il a fallu y aller,
Dans ces galeries prêtes à
s'écrouler, par manque de temps pour (les) consolider,
A quarante ans tes poumons
étaient brûlés, la silicose avait fait son effet,
Mais par bonheur tu en as
réchappé, et le coup de grisou nous a épargné.
(Dm, A#, F, C; Dm, A#, Gm, C; Dm, E7)
Mineur, nous
sommes fils de mineur, père, nous sommes fiers de toi,
Accepte ces mots en ton honneur, toi qui a connu le noir et le froid,
Le soleil ne
s'était pas levé, que déjà dans les puits tu descendais,
L'atmosphère était si
chargée, et la chaleur te faisait suffoquer,
Pourtant à plat ventre tu te
couchais, noyé dans de l'eau sale et glacée,
Avec ton seul
casque pour t'éclairer, frêle lumière dans ces boyaux étranglés.
Le corps meurtri sur des
roches tranchantes, commençait alors une journée de labeur,
Entremelée de bruit, de
douleur et de chants, d'un maigre repas pris à cent à l'heure,
Et tu
recommençais, piochant, piochant, arrachant à la terre ses plus belles valeurs,
Jusqu'au coup de
sirène te libérant, vers la froideur du jour qui se meurt.
Mineur, nous sommes fils de
mineur, père, nous sommes fiers de toi,
Accepte ces mots
en ton honneur, toi qui a connu les peines et les joies.
Mais quand du
fond de la mine surgissait la rumeur, que le feu du grisou avait encore frappé,
Accouraient les femmes, le
visage en pleurs, priant que leurs maris en ressortent épargnés,
Pourtant si le charbon t'a
brisé le coeur, dans les hivers rudes il t'a aussi sauvé,
Car le diamant noir apportait
sa chaleur, dans le froid glacial de ta bicoque délabrée.
Dans l'Aveyron
et au nord on vous rend hommage, les musée de la mines vous y sont dédiés,
Juste remerciement à l'égard
de votre courage, car vos luttes ont tout changé,
Dans les
vitrines s'étalent vos témoignages, derniers souvenirs d'une vie mouvementée,
Et si de nos jours, il n'est plus d'esclavage, c'est que quelque part vous avez gagné.
Mineur, nous sommes fils de
mineur, père, nous sommes fiers de toi,
Accepte ces mots en ton honneur, ici-bas on pense à toi.
|
Commentaires